Articles au hasard

2013

Ou ltrouver les carpes

En fonction de la saison, les poissons et plus particulièrement les carpes ne se tiennent pas toujours festin de carpeau même endroit, ni ne se nourrissent pas des mêmes aliments. Au printemps le poisson se tient généralement, en tout début de saison tout au moins, près des îles et des obstacles immergés.

Gout et odeur

Pour répondre à cette interrogation, un peu de biologie: Les aliments sont repérés par la carpe à l’aide de sa vue mais aussi et surtout grâce aux terminaisons nerveuses qu’elle possède sur l'ensemble de son corps. Les quatre barbillons, placés autour de la bouche, lui transmettent les messages chimiques dilués dans l’eau, la guidant vers sa nourriture, un peu comme le ferait le flair d’un chien. Animal à sang froid, la carpe doit, pour satisfaire ses besoins énergétiques, trouver dans sa nourriture un certain nombre d’éléments tels que des protéines

Un vent soutenu enrichit l'eau en oxygène et l'on sait que le taux d'oxygène est un facteur important en relation directe avec l'appétit des carpes. Lorsque le vent se lève, c'est plutôt positif car ce vent va pousser bon nombre de poissons dans la direction dans laquelle il souffle. Ce faisant il les rassemble dans un même secteur du plan d'eau.


 

 

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Les articles de carpe & eau

Periodes de crues

N’étant pas un spécialiste de la pêche en période de crue mais étant néanmoins un amoureux de la rivière, je me suis documenté sur ce mode de pêche car en ces périodes les berges des rivières sont délaissées par les carpistes. Je vais donc vous faire part des quelques renseignements que j’ai recueillis à ce sujet. Il s’avère que les crues font bien peur aux carpistes.

Pourtant, les cartons de sandres réalisés à ces périodes devraient nous montrer la voie. Visiblement, il est possible de pratiquer la traque des carpes dans ces périodes et d’y réaliser de très belles pêches. Il existe néanmoins une période néfaste à ce mode de pêche qui correspond à la fonte des neiges qui refroidissent considérablement la température de l’eau. Les carpes continuent à ce nourrir quand l’eau est forte et parfois même de façon frénétique. Elles fréquentent les bordures et d’autant plus régulièrement que la crue est importante et durable. C’est à ce moment que les choses tournent à notre avantage.

A cette période le choix du poste est primordial. Toutes les zones susceptibles de représenter un abri méritent notre attention. Parmi les postes les plus évidents on peut trouver les confluences avec d’autres rivières et ruisseaux (s’ils ne sont pas eux-mêmes en crue), les ouvrages de bordures telles les mises à l’eau, embarcadères, piles de ponts etc, sont des postes de choix. Les bras morts et autres darses sont aussi très prisés des carpes en quête de repos et les amortis les plus vastes peuvent parfois rassembler un nombre impressionnant d’individus. Il ne faut pas choisir une zone au hasard simplement parce qu’elle offre un abri potentiel. En fait, il faut se concentrer sur un secteur de la rivière et déterminer quelle tenue sera plus favorable.

crueL’exposition et la nature des fonds sont des critères de choix ainsi que les rassemblements en masse de poissons blancs dans un secteur où ils ont une forte activité de surface. Les ablettes, les chevesnes, mouchant frénétiquement à la surface de l’eau sont des indicateurs et à ne pas négliger. Les postes productifs doivent être praticables exclusivement du bord car il serait inconscient de monter dans une embarcation sur une rivière déchainée par les éléments de la nature. Concernant les appâts, il semblerait qu’ils soient mieux acceptés sur des fonds propres et durs. Sur ces fonds durs, aucun amorçage ne s’impose car même si les poissons ne sont pas là pour se nourrir, il y a des chances pour que la zone compte parmi leurs secteurs d’alimentation. S’il est pratiqué, un kilo de billes coupées en deux pour éviter qu’elles ne roulent sur le fond semblerait suffire. Quelques boules d’amorce lourdes chargées en PV1, en terre d’argile avec des billes et graines auraient ma préférence si je devais pêcher dans ces conditions. Par ailleurs la concurrence alimentaire générée par le nombre élevé d’individus pousserait les carpes à prendre l’esche rapidement. Il semblerait aussi que différent bancs de carpes se mélangent et sont obligés de vivre en communauté pour une période plus ou moins prolongée.

Les plus gros sujets se mettraient très souvent en activité du fait de l’arrivée en nombre de concurrentes sur le plan alimentaire. Les appâts flottants et équilibrés, de couleurs vives ou blanches, agrémentés de pates d’enrobages et de trempages seraient des armes redoutables en ces périodes. Enrober les plombs avec de la pate ou de l’amorce renforcerait l’attraction de nos montages. La pêche se déroule exclusivement en bordure, dans ce cas la discrétion est de mise et moins il y a de lignes tendues dans la zone et plus les carpes resteront confiantes.